Introduction au cours
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Qu’est-ce que le
deuil ?
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Emotions et réactions
après une perte
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Les quatre phases
classiques d’un deuil
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Analyse d’un
témoignage
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Texte de Ayadi El
hadi
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Le programme du cours
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Terpnos logos
Définition du Robert : Douleur, peine profonde, abattement que l’on éprouve à la mort de quelqu’un et dont les signes extérieurs sont essentiellement le port de vêtements noirs ou sombres. Faire son deuil d’une personne revient à se résigner à en être privé.
Définition du Larousse : Profonde tristesse, causée par une grande calamité, par la mort de quelqu’un. Signes extérieurs du deuil, et en particulier des vêtements, le plus souvent noirs que l’on porte quand on est en deuil.
Définition Wikipédia : le deuil est la période qui suit le décès d'un proche ou, d'une manière plus générale, une rupture relationnelle.
Qu’évoque pour vous le mot « deuil » ?
Trouvez des mots et expressions qui pour vous le caractérisent et le
définissent.
Le deuil c’est :
Une histoire de vie : Durant notre vie, nous apprenons à aimer et cet amour tisse des liens dont beaucoup de personnes ne prennent réellement conscience que lorsqu’ils sont définitivement rompus. Tous ces liens nourrissent l’essence même de notre relation.
Ils contribuent à nous donner un rôle, une place précise qui nous définissent en tant que père, mère, frère, sœur, conjoint, ami, copain, etc.
Et puis un jour la mort nous arrache cette personne que nous aimons. Au moment de la séparation, les images et symboles accumulés deviennent importants. Dans le deuil, nous ne pleurons pas que le présent et la perte mais aussi tout ce qui a existé, tout ce qui aurait pu exister, tout ce qu’on voudrait modifier si on le pouvait.
Un processus de cicatrisation : Imaginez que vous êtes dans la cuisine et que vous préparez le repas. Soudain c’est l’accident et de l’huile chaude se déverse sur votre main, vous brûlant gravement. C’est un traumatisme, il vous prend de court.
Vous avez alors deux possibilités :
Quelles sont les analogies entre cette métaphore et la perte d’un être cher ?
Un vécu tout à fait personnel : Un deuil est bien plus que la souffrance liée à la perte d’une personne. Toutes les dimensions de l’être humain sont interpellées par cette souffrance qui envahit chaque recoin de la vie (physiques, psychologiques, sociales et relationnelles)
L’attachement est à la base du deuil : Sans attachement, il n’y a pas de deuil. Ils sont liés l’un à l’autre. Ce ne sont pas les liens de sang qui déterminent l’intensité du deuil mais bien le degré d’attachement à la personne décédée.
A chaque personne correspond un deuil : Deux deuils ne sont jamais comparables. Le processus de deuil est commun dans ses grandes lignes mais les façons de penser et réagir diffèrent d’une personne à l’autre. Il n’y a pas de modèle type de deuil. Lorsque nous accompagnons une personne en deuil, le travail à réaliser avec elle lui est propre. Nous devons accompagner la personne dans ce qu’elle vit au jour le jour, à son rythme et sans comparaison à un modèle établi. Ici encore, le mot « accompagner » prend tout son sens.
Un deuil du présent réactive les deuils du passé : Par deuil du passé, nous entendons toutes les pertes, séparations, abandons et ruptures ayant eu lieu avant. Chacun de ces événements a démarré un processus de guérison psychique.
Le deuil n’est pas un processus linéaire : Le deuil est fait de ruptures, de progressions parfois rapides mais aussi souvent de retour en arrière. Il est important que la personne endeuillée le sache pour ne pas sombrer dans le désespoir lorsque soudainement, après une période de répit, la douleur s’aggrave en devenant encore plus pesante qu’au début.
Cette liste d’émotions et de réactions n’est pas exhaustive. Chacune peut se manifester mais il n’y a pas de règle absolue ni de passage obligé par chacune de celles-ci.
L’impression de devenir fou : Suite à la perte, une grande détresse s’installe chez la personne en deuil. Elle se sent honteuse, à l’impression d’être maladroite, elle évite les contacts, gênée de ses émotions. Elle a l’impression d’être un poids pour les autres, estime devoir se montrer plus forte et contrôler ses émotions. La personne elle-même ne comprend pas toujours ses propres réactions, elle a parfois l’impression de devenir folle et la gêne de l’entourage renforce sa conviction d’avoir un comportement anormal, etc.
Confusion et désorientation : Le sentiment de confusion et de désorientation pousse souvent la personne à s’isoler. « Je me sentais comme un voyageur, isolé, sans compagnon, et pire encore sans destination. Je ne pouvais ni trouver quelqu’un, ni me retrouver moi-même ». La personne se sent alors agitée, impatiente, troublée comme emportée par une rivière sans pouvoir s’accrocher à la berge. Cela se marque aussi bien dans les tâches domestiques qu’au travail, etc.
Ambivalence : Lorsque quelqu’un décède suite à une longue maladie, nous retrouvons chez la personne endeuillée à la fois du soulagement et de la tristesse. Mais l’ambivalence se marque aussi dans les autres domaines : on veut faire des tas de choses mais on se sent incapable de les commencer. On veut fuir la maison et tous ses souvenirs et en même temps, on se sent attiré par elle. On veut se faire aider par d’autres et en même temps on souhaite rester seul, etc.
Angoisse et peur : Face à une situation inconnue, la plupart des gens éprouvent de la peur et des angoisses. La perte d’un être cher et la réorganisation qu’elle impose n’est-elle pas une situation inconnue ? De plus l’intensité des émotions ressenties peut faire peur car jamais peut-être nos émotions n’ont été aussi fortes. La confiance en soi est ébranlée, etc.
Révolte et agressivité : L’agressivité est une réaction normale à la perte de quelque chose à laquelle on tient. L’agressivité peut être dirigée vers la personne décédée (il nous a abandonné), vers Dieu (s’il existait, il n’aurait pas permis cela) ou vers son entourage (ils ne comprennent pas, ils sont toujours en bonne santé et vivants), etc.
Culpabilité : Dans les premiers mois d’un deuil, on voit généralement les aspects positifs du défunt et les aspects négatifs chez soi. Même si la relation était bonne, on se reprochera d’avoir dit ou d’avoir fait certaines choses (ou de n’avoir pas fait), etc.
Honte : La honte est très proche de la culpabilité, on l’éprouve lorsqu’on ne parvient pas à garder une bonne image de soi-même. Elle est souvent cachée sous l’agressivité et la révolte. Un enfant se sentira ainsi honteux face à ses camarades de ne plus avoir de papa, un veuf sera honteux de sa tristesse et évitera anxieusement de parler de son épouse décédée, etc.
Dépression et désespoir : La dépression et le désespoir sont ce à quoi on s’attend le plus lorsqu’on parle de deuil. Il y a une image stéréotypée de la personne en deuil, déprimée, pleurant dans son coin, incapable de fonctionner comme tout le monde et de s’intégrer dans la vie sociale, etc.
Pensées obsédantes : Une étape normale dans le processus de deuil est d’essayer de comprendre ce qui s’est passé les jours précédant la mort, surtout lorsqu’elle était inattendue. On y repense sans arrêt en essayant de trouver, souvent en vain, des signes prémonitoires.
Lors d’une mort soudaine, la personne s’accuse de n’avoir rien vu venir même si cela était tout à fait impossible à prévoir, etc.
Chercher le sens : Voici encore une réaction tout à fait normale en cas de perte.
Pourquoi lui ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi comme cela ? Il est important de laisser venir ces questions même si elles n’ont pas toujours de réponses, etc.
Identification : S’identifier au défunt est une façon de s’accrocher à lui. Dans maintes circonstances de la vie nous nous identifions à d’autres personnes, cela n’a rien d’étonnant de le faire aussi lors du deuil. Souvent, on reprend les centres d’intérêt du défunt et cela sans se rendre compte que c’est une manière de lui ressembler, etc.
Idéalisation : On présente le défunt comme l’être idéal, inégalable et sans défaut. Imaginez les problèmes que cela peut causer si lors du décès d’un enfant ayant des frères et sœurs, les parents idéalisent leur enfant disparu
Dans le déroulement d’un deuil, l’idéalisation diminue avec le temps et une image plus réaliste du défunt se reconstruit teintée de positif et de négatif, etc.
Objets aimés : La personne en deuil s’entoure d’objets ayant appartenu au défunt. Ceux-ci apportent bien-être et apaisement et donnent le sentiment d’être plus proche du disparu. Souvent la famille et les amis conseillent d’éloigner ces objets, de vider la chambre d’un enfant décédé mais cette réaction provient de la tendance de notre société de se détourner de la tristesse plutôt que de l’affronter. Vivre parmi ses souvenirs, peut souvent aider au deuil, les éliminer trop vite fait disparaître le sentiment de sécurité lié à ces objets. Il faudra cependant éviter de créer un sanctuaire, etc.
Idées de suicide : Se demander si cela a encore un sens de vivre sans l’autre fait partie du processus de deuil. On dit et on peut même penser que ce ne serait pas grave de ne plus se réveiller le matin. Il ne s’agit nullement ici d’une volonté de mourir mais plutôt de ne plus souffrir. Ces pensées sont normales. Ce qui ne l’est pas par contre, ce serait de faire des plans pour en finir avec la vie, etc.
Rêves : Rêver d’une personne décédée est une façon de vivre le deuil. Dans les rêves, on retrouve le défunt, on a le sentiment qu’il est à nouveau présent. Ils permettent de vivre des expériences inachevées. Dans les rêves, on peut vivre la perte autrement, hors du réel et y retrouver parfois des souvenirs. Les rêves peuvent aider à donner un sens à la vie ou à la mort. Ils sont souvent le reflet des changements qui se produisent, on y retrouve des indications sur le présent, le passé et nos souhaits pour le futur.
Mais ces rêves sont parfois aussi des cauchemars et sont alors suivis d’angoisses importantes, il est alors important de les verbaliser et d’en parler à quelqu’un qui soutienne et comprenne. Parler simplement de ses angoisses les éloigne.
Changement des relations sociales : L’incapacité à rester calme et l’agitation perturbent certaines relations, on perd aussi l’intérêt pour certaines activités habituelles. On a aussi parfois tendance à se complaire dans la dépendance, on s’accroche aux autres. Il est aussi possible qu’on se méfie des autres. Bref, les relations sociales peuvent devenir difficiles aussi bien pour soi que pour son entourage, etc.
Réactions physiques : L’homme est un tout, les réactions se marquent donc aussi sur le plan physique tout comme sur les plans psychologique et émotionnel.
On peut ressentir des symptômes physiques proches de ceux vécus par la personne décédée (ce qui est aussi une façon de tenter de se rapprocher d’elle). Il s’agit souvent d’une identification au défunt.
Etant donné que le deuil est lourd à porter et épuise physiquement, d’autres signes physiques peuvent survenir tels que la boulimie, le manque d’appétit, l’amaigrissement , une fatigue excessive, des sensations d’étouffement, de l’hypertension, une sensation de boule à la gorge, etc.
Sexualité : Il n’est pas anormal d’avoir des relations sexuelles perturbées même 2 ans après la perte d’un enfant. La disparition d’un conjoint entraîne lui la perte d’un partenaire sexuel de confiance. Pour certains, une activité sexuelle est impensable après le décès du conjoint, pour d’autres il s’agira de moments de tendresse et de plaisir dans le chagrin, etc.
Il est difficile de découper l’évolution d’un processus humain en différentes étapes. Il en est de même pour le travail de deuil. Comme nous l’avons déjà dit, le deuil est propre à la personne qui le vit, il n’y a pas de règle absolue, chacun le vit et réagit à sa façon. Le processus dont nous allons parler se découpe en 4 phases :
Il n’y a pas de durée imposée, ni précise pour chacune de ces phases. Selon les personnes, elles dureront plus ou moins longtemps et seront vécues avec des intensités différentes. De plus, ce processus n’est pas linéaire, il peut y avoir des retours dans une phase précédente. Dans le cours, nous détaillerons chacune de ces phases en gardant à l’esprit constamment qu’il s’agit de réactions, de comportements et d’émotions possibles. Cette analyse nous permettra cependant, au contact avec une personne en deuil, de situer son évolution dans le processus global.
A titre d’illustration, voici la synthèse que proposent un groupe d’adolescents à propos du cheminement d’un deuil. (source Internet : parolesdados.be)
Il peut arriver que les
phases se chevauchent, ou que certaines n’aient pas lieu.
Cela dépend de chacun, de la relation au disparu et des circonstances de la
mort.
~> La première phase :
Après l’annonce du décès, deux types de réactions sont possibles.
L’engourdissement, on se sent complètement sonné, abattu.
La protestation qui se manifeste par de la colère et de la peur.
On se dit que l’autre n’avait pas le droit de mourir, de nous abandonner.
~> La phase de recherche :
On tente de comprendre ce qui s’est passé et pourquoi c’est arrivé.
C’est également à ce moment là qu’on se culpabilise de ce qu’on a fait ou dit,
ou de ce qu’on a pas fait ou dit avant le décès.
On regrette par exemple de ne pas lui avoir dit combien cet être comptait pour
nous, de ne pas lui avoir rendu une dernière visite…
Mais on peut également se culpabiliser en cas d’accident en se disant «
Si je ne lui avait pas demander de venir me chercher… » « Si je l’avais
accompagnée jusqu’à l’école… »
~> La phase de désorganisation et de désespoir :
On est très triste, on se replie sur soi. C’est à ce moment que l’on réalise
vraiment le manque.
C’est une phase pleine d’émotions mais qui permet d’élaborer dans notre esprit
la perte et le manque qu’elle provoque.
~> La phase de réorganisation :
C’est grâce à cela que le travail de deuil est possible, c\'est donner une
nouvelle place au sein de notre cœur et de notre esprit à la personne disparue.
L’on sait alors qu’elle nous accompagnera toujours de l’intérieur, qu’elle sera
toujours présente.
Les souvenirs sont également importants car ils sont personnels et personne ne
peut les prendre.
Certaines circonstances peuvent rendre le travail de deuil plus difficile :
- Les circonstances de la mort
- La relation que l’on avait avec le disparu
- Notre propre personnalité
- Les réactions de ceux qui nous entourent
Voici le témoignage de Fabienne, maman de Léo, mort à 25 semaines de grossesse.
Quelles sont les grandes idées et réflexions que vous inspire ce texte ? Qu’est-ce qui, selon vous, est le plus difficile dans la relation entre les parents et l’entourage ?
Je sais qu'il vous est difficile d'évoquer Léo,
Vous ne l'avez pas vu,
Vous ne l'avez pas touché,
Vous ne l'avez pas connu,
Vous ne l'avez pas senti
Mais n'oubliez pas que nous
Nous l'avons aimé dès le premier jour
Pendant 25 semaines
Nous avions placé de nombreux rêves en lui
Nous lui avions projeté un futur,
Nous lui avons parlé
Nous l'avons senti
Nous l'avons mis au monde,
Avec des douleurs
Avec une peur inimaginable
Oui c'est un bébé mort qui est né ce jour là
Malgré tout il reste notre fils,
Notre premier enfant
Nous l'avons vu
Nous l'avons touché
Nous l'avons pleuré
Et le pleurons encore
Nous lui avons donné une petite soeur
Nous l'aimons aussi énormément
Mais elle est Eloïne
Elle ne le remplacera jamais
Et sera toujours notre second enfant
Que vous inspire ce texte ? N’est-ce pas le résultat à atteindre en fin de deuil ? Voyez-vous une analogie avec le conte de Brahma ?
Je serai toujours là
Même
si venait à disparaître mon corps,
Moi, je serais encore.
Je serais pareil à la flamme qui brûle dans le brasier ou dans l’étincelle,
pareil à l’éclat d’un regard.
Je serais pareil au sentiment, qui traverse le temps et la matière,
pareil à l’odeur parfumée qui sort des bois, ou à une voix sortant de la gorge.
Je serais aussi dans le cri ou dans le vent, dans l’appel ou dans le sourire.
Je serais dans la vibration ou dans le battement, dans le chuchotement ou dans
la caresse.
Je serais loin et près, comme le soleil et la lune, les étoiles ou le ciel.
Je serais comme une couleur lumineuse ou comme une pensée qui fuit.
Je serais pareil à l’oiseau qui vole, ou à l’étoile filante qui parcourt les
années-lumière.
Je serais comme un geste, ou comme un mouvement de la terre,
comme le passage de l’aigle ou le sillon laissé par les bateaux.
Même si mon corps devenait poussière, je serais encore en prière.
Comme une flamme qui brûle, dans le feu et le coeur, Oui, je serais
comme dans une poignée de mains, ou dans une étreinte,
Je serais pareil à la fumée après la mort du feu.
Je serais, moi, sans vêtement ni corps, et Dieu, je l’adorerais encore.
Les aspects théoriques couverts par le cours sont :
Exercices pratiques et travaux de groupes
Il s’agit d’un terpnos (activation intra-sophronique) écrit en 20 min lors d’un exercice pratique par un groupe participant au cours en 2007-2008. Il peut facilement être étoffé si l’on souhaite une relaxation plus longue.
Vous vous retrouvez dans un cadre que vous aimiez partager avec la personne (défunte) qui vous manque tant et là, vous vous installez paisiblement en observant tout à l’entour de vous. Vous sentez l’absence de la personne aimée. C’est un endroit qu’elle connaissait bien où elle rangeait ses livres et cahiers. Vous en découvrez un sur lequel rien n’est inscrit. Vous prenez ce cahier et l’amener sur une table disponible. Vous vous installez confortablement, la plume à la main face à une feuille blanche et lumineuse.
Vous trempez votre plume dans l’encrier et tout d’un coup les pensées vous submergent. Son souvenir vous envahit et spontanément les mots vous viennent pour lui dire tout ce que vous avez sur le cœur. Vous lui confiez tout ce que vous n’avez pas pu lui dire, vos peines et vos joies, votre révolte et votre sérénité, votre amour et votre tendresse dans les lignes qui défilent.
La lettre se termine. Vous la relisez et vous détachez avec précaution cette feuille. Afin de la faire parvenir à la personne aimée, vous l’approcher de la flamme de la bougie et lentement vous la regarder brûler. Vous savez que ce message lui arrivera, vous êtes en paix. Vos forces vous reviennent, toute chose est accomplie.
Vous quittez ce lieu et revenez calmement et sereinement vers le jour d’aujourd’hui et repensez à vos occupations actuelles.
Vous garderez au fond de vous cette légèreté qui est maintenant la vôtre. Vous savez que si vous en avez besoin, vous pouvez toujours revenir dans cet endroit prendre une page blanche et lumineuse.